Compète de Passy Plaine Joux: 2-3 juillet
Samedi: une très belle manche de 79 km, avec des conditions météos toniques (25kmh de nord, presque 3000m de plafond) nous emmène sur la crête au dessus du plateau des Bénés. Les guns y sont très vite, et derrière les voiles En D rament et raccrochent souvent bas, avec du mal pour ressortir, mais ça le fait pour moi qui remonte à 2700m après un très bas à 1200m (pas loin de partir poser à Combloux). Retour à Varan pour la balise du lac vert et face au vent, le raccrochage est tout autant problématique: quelques concurrents commencent à abandonner et je me retrouve brise de cul au niveau de la ligne basse qui coure le long de la falaise basse sous Varan. Je trouve ascenseur et l’altitude à la cascade de cœur (ouf! J avais le choix entre Batistock ou Çhedde), et ensuite le lac vert ne pose pas trop de souci. Retour à Varan pour une balise au village de Bay (je suis bien à la queue) et là, balise aux chalets de Pormenaz: un bon paquet de voiles se font démonter dans la combe de Varan et comme je connais l’endroit je comprend que par nord la conflue de milieu de vallée se met en place: en effet, une jolie rue de nuage se dessine en direction de la balise et je me met dessous, laissant à leur waggas les voiles de la combe de Varan. Cela me permet de rattraper pas mal de monde car je fais consécutivement la balise de Pormenaz et retour au dessus de Chedde en ligne droite , partie à 1600m en gagnant 1000m sans un virage! Trop bon. La balise suivante se trouve au refuge de l’épaule du Joly et donc grande transition directe sur le Joly, améliorée par le fait que je pars bien décalée en milieu de vallée par rapport à certaines voiles qui ont fait leur plein à Varan. Arrivée au dessus du télésiège de St Nicolas de Veroce, et soaring jusqu’à la balise, plein au refuge qui décale vers le Joly à cause du nord fort et re-transition pour la dernière balise située sur un bas relief au niveau de Magland. Pas de souci pour le retour au sommet de Varan, je fais 2300m et … impossible de continuer: un mur devant moi m’empèche d’avancer, je perds 1000m de gaz en une minute et me revoila repartie sur la basse falaise et à nouveau dans ascenseur de la cascade. Retour à Varan et cette fois, la fin de manche n’étant pas loin, je fais le sommet (2400m environ) et re-essaie de passer le pilier: mais le nord dégueule du coté du pilier de la Coix de Fer et impossible de passer. Je ressaie une troisième fois, ayant perdu moins de gaz à ma deuxieme tentative mais le gong de fin de manche retentit et je finis mon grand vol (presque 5h en l’air!) sans boucler, avec tout de même une 41e place et 72km. Les premiers bouclent en 2h44. Première fille Laurie Genovese en 3h15 sous son Eos. Pour la dernière balise, l’idée était de réussir à prendre le max de gaz (3000m) pour passer au dessus du rouleau de nord et de serrer les fesses pour aller faire la balise: j’ai été trop pressée, ai manqué d’observation des voiles qui me précédaient. La prochaine fois!
Dimanche: journée très stable en basse couche, une manche de 59km avec des zigs zags entre le village de Bay, Pormenaz et puis une balise ambitieuse au sommet du Joly. Seuls les guns arrivent à optimiser leur finesse pour ne pas tomber dans la colle des basses couches. Je suis bien crevée de la manche d’hier (ai-je assez bu en l’air?) et un dîner sympa mais crevant, et je laisse tomber l’éponge (tout comme Laurie d’ailleurs) à Pormenaz. Les EnD persévérantes n’arriveront pas à reprendre du gaz à la balise suivante en allant au Joly et la plupart posent après le Mont d’Arbois. La manche est courue en moins de 2h, et 38 pilotes font le goal, tous sous voiles de compète.
Dernière compete A avec des voiles non homologuées, il suffit de voir les résultats pour comprendre la différence de performance de ces voiles en particulier en cas de vent fort ou de nécessité de finesse supplémentaire sur de grands glides. La vitesse moyenne est, bien sur, une affaire de pilotage et de placement dans la masse d’air, mais sur des manches où les transitions faisaient souvent plus de 10km, 15km/h de vitesse de plus font une différence énorme.
Bénédicte